90 – Les Apaisés

(PJ mage)

Les apprentis ont beau ne pas connaître la nature de la Confrontation, ils sont tous conscients de ses conséquences : devenir mage de plein droit ou disparaître à jamais. Ceux qui craignent d’entreprendre ce rite de passage et ceux que l’on estime trop faibles ou trop instables subissent à la place le Rite de l’apaisement.

À l’instar de la Confrontation, la procédure effective est tenue secrète, mais les résultats sont là encore connus de tous : le rite coupe le lien avec l’Immatériel. L’Apaisé ne rêve pas, il n’est donc plus susceptible d’attirer des démons par-delà le Voile, danger principal chez les mages faibles ou mal préparés. Mais c’est là le moindre des effets de l’apaisement, car l’absence de rêve met également fin à toute faculté magique ainsi qu’à toute émotion.

Ironiquement, les Apaisés ressemblent à des somnambules, jamais ni totalement réveillés ni totalement assoupis. Néanmoins, ils font toujours partie du Cercle ; c’en est même, d’après certains, le maillon le plus important. Ils disposent de facultés de concentration stupéfiantes dans la mesure où il est tout bonnement impossible de distraire un Apaisé, ce qui les prédispose à devenir artisans à ce point chevronnés qu’ils peuvent en remontrer même aux nains. Les Formori, mages du Cercle dévoués à l’enchantement d’objets, se composent exclusivement d’Apaisés et génèrent tous les revenus de nos tours.

— Tiré de « De l’apaisement et du rôle de l’Immatériel en la culture humaine » du Premier enchanteur Asymbel.

 

 

 

(PJ non-mage)

Les Apaisés sont les membres les moins compris mais les plus visibles du Cercle. Chaque cité de taille respectable possède une échoppe du Cercle des mages, administrée par un Apaisé.

Ce terme n’est guère approprié, car ce sont moins des mages ayant trouvé la paix que des objets inanimés doués de parole. Si une table cherchait à vendre un canif enchanté, elle pourrait se faire passer pour l’un d’eux. Leurs yeux sont dénués d’expression, leur voix monocorde. Ce sont peut-être des artisans incomparables, mais à leur contact, la populace est prise d’une irrésistible envie d’être ailleurs.

— Extrait de « À la poursuite du savoir : pérégrinations d’un érudit chantriste » de frère Génitivi.

La Couronne de Cuivre